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Clockworks : Un nouveau groupe de Brit-Pop

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Venant du Sud-Est de l’Angleterre, le trio dynamique Clockworks a pris d’assaut le paysage musical avec son style pop-rock frais chargé de guitare.

Composé de Joshua Renton (voix et guitare) , Luke Joyce (basse) et Matt Coello (percussions et chœurs), cette association de talents musicaux a trouvé le moyen de mélanger des morceaux pop bien écrits avec des rythmes aux humeurs ‘country’, tout cela entonné avec conviction et énergie rock.

Bien qu’originaires de la scène Live de Brighton, Clockworks se sont récemment fait un nom auprès d’une base de fans passionnée et toujours grandissante en France et en Corse, grâce à des performances live de très grande qualité.

Récemment, ils ont, avec succès, pu produire leur nouveau single « Dug My Own Grave » grâce la plateforme de financement participatif My Major Company. Ils donneront, à Paris, un concert exceptionnel pour la sortie de ce single, plus précisément au Sentier Des Halles, le 1er Juin.Grace à leur étique de travail le groupe a été sélectionné pour figurer dans la vidéo de promo officielle du Tour de France Corse 2013.

Avec leur approche rigoureuse de l’écriture et l’attention aiguë qu’ils apportent aux mélodies, ils sortent de l’ordinaire car il n’essayent pas de vendre une image artificielle ou un son usiné; ils sont fiers d’être simplement ce qu’ils sont. Cet état d’esprit a déjà produit une longue liste de mélodies inspirées et de rifs qui vous attirent et s’installent durablement dans votre mémoire. Vous en trouverez la prévue avec le rythme contagieux de leur premier clip vidéo ‘Gone By Morning’.

Avec un pied en Europe, ce groupe est un secret bien gardé qui ne devrait pas le rester longtemps mais une chose est sûre: Les Clockworks montent et ils adorent chaque instant de cette ascension.

Liens à suivre…

www.clockworksband.com

www.facebook.com/clockworksoffical

Plaidoyer sur les œuvres «grand public»

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 Mickey Mouse dans Steamboat Willie (1928)

Dans notre société, moderne et ou la tolérance est reine, il reigne encore et malgré tout une politique de préjugés concernant les œuvres et objets de culture accessibles à tous. Sous prétexte qu’un livre est compréhensible par un enfant, sa lecture par un adulte peut être considérée comme puérile. Il n’est alors pas impertinent de penser qu’il s’agit là d’une erreur.

À ses débuts, la bande déssinée non satirique était considérée par un grand nombre d’adultes comme un dessin animé statique pour distraire les enfants. Combien d’années a-t-il fallu pour que leurs messages soient acceptés comme universels et instructifs ? Combien d’années pour que l’art graphique véhiculé par ce média soit pleinement reconnu ? On peut alors penser au périodique Tintin sous-titré «Le journal des jeunes de 7 à 77 ans». De telles œuvres peuvent même être aussi bénéfiques aux enfants qu’aux adultes, comme les contes par exemple. Certains messages humoristiques ou philosophiques sont parfois exclusivement résérvés aux adultes. Malheureusement, de mauvais jugements sont encore portés aujourd’hui alors que chaque œuvre devrait être appréciée à sa juste valeur. Certaines comme Star Wars ou le Seigneur des Anneaux sont de véritables mythologies modernes, mais une personne mûre y prêtant une forte attention est cependant considérée comme un «grand enfant». Je suis géné, choqué, insurgé par de telles calomnies !

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Les Aventures de Tintin : On a marché sur la Lune

Le traitement est le même pour certains collectioneurs qui doivent aller dans des magasins de jouets pour enfant afin de trouver des figurines illustrant ces histoires magistrales, et si leur passion est découverte, ils sont très souvent vus comme des retardés mentaux nécessitant une psychanalyse. Ces personnes sont en fait autant sous-éstimés que Galiléo Galilei, condamné pour avoir affirmé que la Terre était ronde. Cela est du à une effroyable analyse faite par un grand nombre d’esprits emplis de prejugés, qui peuvent être anti-loi sans connaitre la loi, anti-Mozart sans avoir écouté son œuvre, anti-Star Wars sans avoir vu Star Wars. De tels individus ont le comportement d’un aveugle s’essayant à la critique d’un tableau. Cela se passe tout autour de vous, dans votre entourage, et de commentaires.

Le traitement est le même pour la plupart des dessins animés. Si la plupart de ces univers, imaginaires ou non, ne sont pas si compliqué d’accès ou faitaisistes, c’est pour pouvoir y faire passer des messages et des valeurs en utilisant un cadre plus agréable, voir plus efficace qu’un cadre réaliste. Le même principe est utilisé dans les grandes mythologies (grecques, romaines..) ou dans les contes. Il est inconcevable de couper, interdire, enterrer les aventures de Mickey Mouse aux yeux d’un adulte sous pretexte qu’il s’agit des déboires d’une petite souris. Il est inconcevable de prendre ces films d’animations de haut tant le second degré et les références humoristiques y sont présents. Ah, Mickey, Bugs Bunny, quels formidables personnages vous faites !

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Scène finale de Star Wars : L’Empire contre-attaque

En somme, l’incarnation de références culturelles et autres nuances est omniprésente dans de nombreux univers que l’on peut trop facilement qualifier d’ «enfantins», et il serait intellectuellement peu judicieux de votre part de passer outre ces mondes et récits en vous basant sur un mauvais jugement. Le bon jugement peut venir de l’éxperience mais l’expérience vient difficilement d’un mauvais jugement.

Swingging on the foam

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C’est en 1947, lassé de ces longues heures passées à l’AFNOR à contrôler la taille des goulots de bouteilles, que Boris Vian se lance le temps de ses pauses déjeuner, dans la rédaction de ce qui allait être l’un de ses chefs d’oeuvre littéraire : L’Écume des Jours. Insufflant au récit une absurdité poétique mêlée avec force aux grands maîtres du Jazz américains des années 50, Boris Vian nous transporte le temps de 320 pages dans un voyage lyrique hors du commun.

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Portée une première fois à l’image en 1968 par Charles Belmont, L’Écume des Jours revient en ce début de printemps dans les cinématographes; sous la direction cette fois ci du talentueux et farfelu Michel Gondry, connu pour son fameux Eternal Sunshine of Spotles Mine, ou encore le clip du tube des Daft Punk : Around the World.

Dans L’Écume des Jours, Colin est un jeune homme qui aime et profite de la vie. Bercé par le son rythmé de Duke Ellington il connaît une existence paisible en compagnie de son avocat et major d’home Nicolas et de son  meilleur ami Chick,  avide collectionneur des écrits du célèbre Jean-Sol-Partre. Alors qu’il fête l’anniversaire d’un caniche, notre jeune héros fait la rencontre soudaine de Chloé, dont il tombe amoureux dès les premiers instants. Le bonheur à son paroxysme plonge Colin dans une idylle sans limites. Cependant il est vite rattrapé par un mystérieux mal qui touche Chloé. Déterminé à la guérir coûte que coûte, Colin se lance dans un combat désespéré contre  la maladie.

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Cette nouvelle version de L’Écume des Jours constitue une adaptation extrêmement fidèle du roman. Michel Gondry et sa grande inventivité en terme d’effets et d’esthétisme recrée de toutes pièces cet univers fascinant et burlesque que nous décrivait Boris Vian. Gondry y mêle également une atmosphère carton-pâte chic renforçant ainsi l’aspect poétique et, surréaliste de l’oeuvre. Malgré une petite longueur et un passage du livre omis alors qu’il faisait sans conteste, toute l’apothéose de la fin, L’Écume des Jours suit un découpage scénaristique très jazzy qui glisse au fil de l’intrigue vers le blues de la Nouvelle Orléans. On appréciera donc la bande originale en parfaite adéquation avec l’univers du film.

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Pour ce qui est de la performance des acteurs, Gondry s’offre pour son nouveau film un casting de rêve. Mené par ce formidable couple de jeu que forment depuis longtemps Audrey Tautou (Chloé) et Romain Duris (Colin), les personnages imaginés par Vian prennent alors, grâce à eux, des traits et des caractères authentiques imprégnés de légèreté et parfois de tragique. Omar Sy interprétant Nicolas s’inscrit fidèlement dans le rôle de libertin au grand cœur. Gad Elmaleh et Philippe Torreton respectivement dans le rôle du passionné Chick et de l’incroyable  Jean-Sol-Partre objet de cette passion, incarnent à la perfection ces figures inoubliables. Je tiendrai juste à évoquer le cas de Charlotte le Bon ancienne miss météo sur une chaîne payante qui commence par Canal et se finit par le signe de l’ addition , bénéficie sûrement de ce tremplin  qu’est le clan Canal pour se lancer dans le cinéma à l’instar de Louise Bourgoin.

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Ainsi, L’Écume des Jours est un film fort et très imagé, où les nombreuses thématiques de Vian ressortent, telles la maladie, la critique du star system ou l’apologie de la vie bien loin d’un travail ennuyeux et impersonnel, le tout accompagné par ce grand jazz et cette atmosphère  américaine si fascinante. Vous sortirez de la salle avec la furieuse envie de trouver un pianocktail  pour rassasier votre soif en vous déhanchant sur du Jazz, ou encore en train de songer si pour vos futures noces, une voiture en cristal ne vaudrait  pas mieux q’une simple limousine. Comme promis, il fallait bien attendre quelques jours avant de voir enfin un film qui mérite notre attention d’autant plus qu’en cette veille de Festival de Cannes, nous avons à faire avec une très belle sélection de films. C’est sur ces quelques notes de musique que je vous laisse en attendant un prochain article!

J’Oublie,Tu Oublies, Il Oublie, Nous Oblivions…

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Et si Tom Cruise était un Jack refoulé ? Possible. Après s’être mu en justicier de la rue, nommé Jack Reacher, notre ami scientologue reprend du service dans Oblivion de Joseph Kosinski en tant que Jack Harper le technicien 49.

Plongé dans un monde qui n’est plus, ravagé par une terrible guerre contre une menace extraterrestre mystérieuse, Jack accompagné de sa coéquipière Victoria interprétée par la charmante Andrea Riseborough, a pour tâche de surveiller les imposantes stations de pompages hydrauliques, chargées d’approvisionner une humanité exilée au- delà des étoiles. Cette histoire pour le moins routinière, aurait pu s’arrêter là. Pourtant Jack, et ce malgré une mémoire effacée pour mener sa mission à bien, est accablé par des visions d’une ancienne vie et d’une femme qui l’obsède chaque nuit. Lorsqu’un engin spatial d’avant guerre fait  brutalement irruption dans l’atmosphère et s’écrase sur Terre, Jack parti à la rescousse des survivants est tétanisé par la découverte qu’il fait : l’unique survivante du crash est cette fille en question. Jack se retrouve soudainement confronté au doute concernant sa mission et son identité,  s’engage alors, une lutte contre l’oubli…

To be captioned by Picture Desk.

Second film de Joseph Kosinski qui fût le réalisateur du  remarquable Tron : l’Héritage (2010), Oblivion constitue sa propre adaptation d’un comics réalisé treize ans auparavant par ses propres soins. Graphiste de formation, Kosinski met  tout son talent  en oeuvre pour nous délivrer un film aux décors et aux effets spéciaux éblouissants, dont l’esthétisme rivalise avec le Avatar de James Cameron.

On appréciera tout d’abord notre chère planète Terre remodelée par les ogives nucléaires et la nature, alternant étendues désertiques hostiles à la Mad Max et havres de paix naturels. La base de Jack perchée dans les nuages semble tout droit sortir de l’imagination de Steeve Jobs et cette dernière fera jalouser tous les amateurs de design et autres promoteurs immobiliers.

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Pourtant en dépit d’une qualité d’image qui  pour un film de science fiction  est au rendez-vous, Oblivion est un film d’une platitude prononcée. Souffrant d’un scénario pour le moins classique qui reprend les grands thèmes et clichés sans cesse utilisés par la science fiction de ces dernières années, le film peine à faire rebondir l’intrigue et finit par lasser le spectateur ( je tiens ainsi à saluer le monsieur au cinquième rang en partant du fond qui a dormi, ronflé, puis s’est en allé avant la fin, car il est un témoin vivant de ce que nous avons vécu dans la salle). A cela, nous ajoutons la  performance d’acteur  de Tom Cruise qui ne porte pas le film à son avantage et  le maintient même  dans la mollesse. La participation de Morgan Freeman  se révèle très anecdotique. En revanche  il faut souligner le bel effort de jeu d’Andrea Riseborough qui parvient à traduire la sensualité, la passion sentimentale et leurs rapports complexes avec le sens du devoir. Olga Kurylenko qui campe le rôle de cette fille dont rêve Jack ne s’impose que très modérement par son jeu effacé.

Vous l’aurez compris, Oblivion est la fausse surprise de ce début de printemps et rejoint ainsi  le panthéon de ces film de plus en plus nombreux qui s’appuient trop sur la technologie de l’image et non sur un bon scénario. On souhaite une meilleure réussite pour le futur professionnel de Cruise,  qui continue dans le genre avec le tournage prochain de Yakikaze, un Top Gun sauce OVNI. Je conseille donc de profiter du beau temps et d’attendre encore quelques jours car les sorties, dans les salles noires seront plus intéressantes et  prometteuses.

Une station de métro « Serge Gainsbourg » pour 2019

Serge Gainsbourg jeune

Après son futur prolongement, la ligne 11 du métro parisien devrait inaugurer une nouvelle station du nom de « Lilas – Serge Gainsbourg » en hommage au grand artiste et à sa superbe chanson « Le Poinçonneur Des Lilas ».

Même si cette nouvelle n’a pas été officialisée par le Syndicat des transports d’Ile-de-France, le maire des Lilas a fait la déclaration suivante :

« Ca m’a semblé intéressant de rapprocher la dénomination d’une grande infrastructure de transport à une chanson très emblématique de Serge Gainsbourg, ‘Le poinçonneur des Lilas’, qui parle de notre commune »

L’idée aurait « recueilli le consensus général ». Pas étonnant !

Le morceau en question :

Attraper une canette de soda dans un distributeur à l’aide d’un mètre

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On pourra penser ce que l’on veut, mais je doute qu’il s’agisse d’un fake.

« Prends-moi la main », Le nouveau thriller de Patrice Guirao

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L’intrigue

Bob Bennett, un professeur de l’université de médecine de Boston est retrouvé mort dans le labo de la fac de médecine de Boston. On lui a coupé les deux mains…. Le fils de Bennett, Dylan est soupçonné.

 Un homme se suicide. Un déséquilibré assassine sa famille. Des tests ADN prouvent que plusieurs couples ne sont pas les parents de leurs propres enfants. Une secte dirigée par un illuminé Lucien et un escroc handicapé Chris est impliquée dans le scandale.Elsa une femme de ménage issue de Roxbury, prête à faire des révélations est torturée chez elle, on lui a broyé les deux mains. Le passé remonte à la surface avec ses relents nauséabonds. Boston la sombre nous entraîne dans les bas-fonds de l’âme humaine. Elle nous dévoile un monde dont le vernis craque. Qui manipule qui ? Qui meurt pour qui ? Quelle est cette dette qui plombe les uns et profites aux autres ? Qui est derrière ce chaos qui ébranle la société Bostonienne. Charles River charrie des cadavres et des amours en décomposition. Les lieutenants Dan Mac Kovec et Jade Disalvo nous prenne par la main et nous conduise à toute allure entre Charleston, Beacon Hill, Est Cambridge, et Roxbury dans une

Les personnages

Dan Mac Koveck. Devenu inspecteur parce qu’il ne pouvait en être autrement. Son histoire personnelle est lourde d’un drame familial qui a brisé son enfance et orienté sa vie. Une culpabilité qui le ronge et qui au fil du temps est devenue un frein à sa vie affective semée d’échec et un moteur à sa vie professionnelle. Il ne lâche aucune enquête comme si son salut en dépendait, comme si sa faute ne serait jamais pardonnée tant qu’un criminel roderait encore dans Boston. Jade Disalvo. Jeune recrue de la police de Boston fait équipe avec Dan. C’est une jeune femme vive et attachée au devoir. Chargée de famille, elle élève son jeune frère et s’occupe de ses grands-parents qui n’ont plus qu’elle pour les soutenir, Jade a toujours fait passer leur bonheur avant le sien. Son métier de flic est la colonne vertébrale de son univers et Dan pourrait bien être l’homme qui saura la rendre à elle même.
 Chris Sheller. Enfant surdoué. Il est aujourd’hui un homme d’une acuité exceptionnelle. Son handicap de naissance qui l’oblige à se déplacer en fauteuil roulant ne l’a pas empêché de suivre un cursus universitaire sans faille qui lui permettrait une position sociale enviable, mais il lui préfère les chemins de traverses. Un être ambigu à la recherche d’un monde dans lequel sa place serait celle que fait l’amour à ceux qui sont aimés.

Patrice Guirao nous livre donc ici un livre sombre, dérangeant, où chaque sursaut de l’intrigue dépasse les limites du supportable. Ce livre construit sur le sentiment de choc explore, à travers la noirceur de la ville de Boston, les tréfonds de l’âme humaine.

http://www.facebook.com/patrice.guirao

Disponible sur Amazon au format Kindle : http://www.amazon.fr/Prends-moi-la-main-ebook/dp/B00A6TFKRI

La dimension VHS#2: C’est l’histoire d’un Belge, d’un flingue et d’une caméra…

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Qui a dit que l’utilisation de la caméra amateur était le monopole du cinéma d’épouvante? Certes nous pouvons aujourd’hui l’affirmer naïvement tant nos salles noires regorgent de films du genre employant ce moyen peu coûteux et facile à exploiter, garantissant un effroi réussi ou non…  Voici un contre exemple loin des malédictions et autres monstres belliqueux.

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C’est arrivé près de chez vous, film belge de 1992 fait vivre au travers d’un documentaire réalisé par deux jeunes journalistes, Rémy et André, le sinistre parcours d’un tueur professionnel, poète et philosophe, Ben, interprété par Benoit Poelevoorde. Plongés dans un univers mêlant  précarité sociale et humour noir, nos deux amis journalistes s’enfonceront lentement vers les enfers, sans aucun espoir de retour.

Reprenant l’esprit de la célèbre émission d’enquête Strip-Tease, ce film s’approprie  les codes du journalisme et du concept de  la caméra subjective afin d’emmener le spectateur au plus près des tensions du film. Benoit Poelevoorde, signant ici son premier rôle, est tout simplement éblouissant, menant avec génie un personnage qui au premier abord, semble des plus horribles, mais qui aura l’aisance de conquérir l’empathie du spectateur par son côté sensible et décalé. Ajoutons aux forces multiples de ce film, un humour des plus noirs qui enchantera les amateurs du genre et qui se retrouve dans des situations extrêments glauques à l’exemple du meurtre d’un enfant, d’une discussion autour du poids des cadavres, ou encore de l’invention du cocktail « Petit Grégory » (qui d’ailleurs est plutôt bon) et du jeu qui en découle.

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Cependant malgré un petit budget, et une équipe restreinte (on notera la participation des parents de Benoit Poelevoorde dans le rôle des parents de Ben), ce film aux scènes  crues et aux dialogues cultes, nous interroge sur la notion du voyeurisme, de la violence, mais aussi sur la précarité d’un monde que côtoie et dénonce Ben. La caméra devient alors un témoin à part, rendant le spectateur mal à l’aise face à ces sujets qui lui semblent parfois bien loins derrière son écran.

C’est arrivé près de chez vous constitue une oeuvre phare du cinéma de nos amis belges, bousculant les tabous,et jouant sur la provocation. Récompensé à Cannes par le prix de la jeunesse, ce film jusque là destiné à une école de cinéma est tout simplement ovationné aujourd’hui. On restera littéralement scotché face à ce spectacle  original et en même temps confinant à l’ horreur. Quand le meurtre rencontre l’humour, Zola et le Projet Blair Witch,  on obtient un sacré mélange digne des grands! En soutien à nos amis belges qui malheureusement se divisent et ne mangent plus de moules, voyez ce film culte au plus vite!

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Propos complémentaires: Toujours dans la même veine, je vous suggère Festen de Thomas Vinterberg qui relate une discorde familiale des plus violentes grâce à ce même procédé qu’est la caméra amateur. Pour les fervents de gore et d’aventure : Cannibal Holocaust de Deodato nous emporte dans la jungle amazonienne, dans le monde des tribus indiennes mangeuses d’hommes  avec une intensité et un réalisme des plus poussés, au point de déchaîner la critique et la censure tant elles paraissaient vraies.