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Clockworks : Un nouveau groupe de Brit-Pop

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Venant du Sud-Est de l’Angleterre, le trio dynamique Clockworks a pris d’assaut le paysage musical avec son style pop-rock frais chargé de guitare.

Composé de Joshua Renton (voix et guitare) , Luke Joyce (basse) et Matt Coello (percussions et chœurs), cette association de talents musicaux a trouvé le moyen de mélanger des morceaux pop bien écrits avec des rythmes aux humeurs ‘country’, tout cela entonné avec conviction et énergie rock.

Bien qu’originaires de la scène Live de Brighton, Clockworks se sont récemment fait un nom auprès d’une base de fans passionnée et toujours grandissante en France et en Corse, grâce à des performances live de très grande qualité.

Récemment, ils ont, avec succès, pu produire leur nouveau single « Dug My Own Grave » grâce la plateforme de financement participatif My Major Company. Ils donneront, à Paris, un concert exceptionnel pour la sortie de ce single, plus précisément au Sentier Des Halles, le 1er Juin.Grace à leur étique de travail le groupe a été sélectionné pour figurer dans la vidéo de promo officielle du Tour de France Corse 2013.

Avec leur approche rigoureuse de l’écriture et l’attention aiguë qu’ils apportent aux mélodies, ils sortent de l’ordinaire car il n’essayent pas de vendre une image artificielle ou un son usiné; ils sont fiers d’être simplement ce qu’ils sont. Cet état d’esprit a déjà produit une longue liste de mélodies inspirées et de rifs qui vous attirent et s’installent durablement dans votre mémoire. Vous en trouverez la prévue avec le rythme contagieux de leur premier clip vidéo ‘Gone By Morning’.

Avec un pied en Europe, ce groupe est un secret bien gardé qui ne devrait pas le rester longtemps mais une chose est sûre: Les Clockworks montent et ils adorent chaque instant de cette ascension.

Liens à suivre…

www.clockworksband.com

www.facebook.com/clockworksoffical

Swingging on the foam

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C’est en 1947, lassé de ces longues heures passées à l’AFNOR à contrôler la taille des goulots de bouteilles, que Boris Vian se lance le temps de ses pauses déjeuner, dans la rédaction de ce qui allait être l’un de ses chefs d’oeuvre littéraire : L’Écume des Jours. Insufflant au récit une absurdité poétique mêlée avec force aux grands maîtres du Jazz américains des années 50, Boris Vian nous transporte le temps de 320 pages dans un voyage lyrique hors du commun.

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Portée une première fois à l’image en 1968 par Charles Belmont, L’Écume des Jours revient en ce début de printemps dans les cinématographes; sous la direction cette fois ci du talentueux et farfelu Michel Gondry, connu pour son fameux Eternal Sunshine of Spotles Mine, ou encore le clip du tube des Daft Punk : Around the World.

Dans L’Écume des Jours, Colin est un jeune homme qui aime et profite de la vie. Bercé par le son rythmé de Duke Ellington il connaît une existence paisible en compagnie de son avocat et major d’home Nicolas et de son  meilleur ami Chick,  avide collectionneur des écrits du célèbre Jean-Sol-Partre. Alors qu’il fête l’anniversaire d’un caniche, notre jeune héros fait la rencontre soudaine de Chloé, dont il tombe amoureux dès les premiers instants. Le bonheur à son paroxysme plonge Colin dans une idylle sans limites. Cependant il est vite rattrapé par un mystérieux mal qui touche Chloé. Déterminé à la guérir coûte que coûte, Colin se lance dans un combat désespéré contre  la maladie.

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Cette nouvelle version de L’Écume des Jours constitue une adaptation extrêmement fidèle du roman. Michel Gondry et sa grande inventivité en terme d’effets et d’esthétisme recrée de toutes pièces cet univers fascinant et burlesque que nous décrivait Boris Vian. Gondry y mêle également une atmosphère carton-pâte chic renforçant ainsi l’aspect poétique et, surréaliste de l’oeuvre. Malgré une petite longueur et un passage du livre omis alors qu’il faisait sans conteste, toute l’apothéose de la fin, L’Écume des Jours suit un découpage scénaristique très jazzy qui glisse au fil de l’intrigue vers le blues de la Nouvelle Orléans. On appréciera donc la bande originale en parfaite adéquation avec l’univers du film.

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Pour ce qui est de la performance des acteurs, Gondry s’offre pour son nouveau film un casting de rêve. Mené par ce formidable couple de jeu que forment depuis longtemps Audrey Tautou (Chloé) et Romain Duris (Colin), les personnages imaginés par Vian prennent alors, grâce à eux, des traits et des caractères authentiques imprégnés de légèreté et parfois de tragique. Omar Sy interprétant Nicolas s’inscrit fidèlement dans le rôle de libertin au grand cœur. Gad Elmaleh et Philippe Torreton respectivement dans le rôle du passionné Chick et de l’incroyable  Jean-Sol-Partre objet de cette passion, incarnent à la perfection ces figures inoubliables. Je tiendrai juste à évoquer le cas de Charlotte le Bon ancienne miss météo sur une chaîne payante qui commence par Canal et se finit par le signe de l’ addition , bénéficie sûrement de ce tremplin  qu’est le clan Canal pour se lancer dans le cinéma à l’instar de Louise Bourgoin.

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Ainsi, L’Écume des Jours est un film fort et très imagé, où les nombreuses thématiques de Vian ressortent, telles la maladie, la critique du star system ou l’apologie de la vie bien loin d’un travail ennuyeux et impersonnel, le tout accompagné par ce grand jazz et cette atmosphère  américaine si fascinante. Vous sortirez de la salle avec la furieuse envie de trouver un pianocktail  pour rassasier votre soif en vous déhanchant sur du Jazz, ou encore en train de songer si pour vos futures noces, une voiture en cristal ne vaudrait  pas mieux q’une simple limousine. Comme promis, il fallait bien attendre quelques jours avant de voir enfin un film qui mérite notre attention d’autant plus qu’en cette veille de Festival de Cannes, nous avons à faire avec une très belle sélection de films. C’est sur ces quelques notes de musique que je vous laisse en attendant un prochain article!

J’Oublie,Tu Oublies, Il Oublie, Nous Oblivions…

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Et si Tom Cruise était un Jack refoulé ? Possible. Après s’être mu en justicier de la rue, nommé Jack Reacher, notre ami scientologue reprend du service dans Oblivion de Joseph Kosinski en tant que Jack Harper le technicien 49.

Plongé dans un monde qui n’est plus, ravagé par une terrible guerre contre une menace extraterrestre mystérieuse, Jack accompagné de sa coéquipière Victoria interprétée par la charmante Andrea Riseborough, a pour tâche de surveiller les imposantes stations de pompages hydrauliques, chargées d’approvisionner une humanité exilée au- delà des étoiles. Cette histoire pour le moins routinière, aurait pu s’arrêter là. Pourtant Jack, et ce malgré une mémoire effacée pour mener sa mission à bien, est accablé par des visions d’une ancienne vie et d’une femme qui l’obsède chaque nuit. Lorsqu’un engin spatial d’avant guerre fait  brutalement irruption dans l’atmosphère et s’écrase sur Terre, Jack parti à la rescousse des survivants est tétanisé par la découverte qu’il fait : l’unique survivante du crash est cette fille en question. Jack se retrouve soudainement confronté au doute concernant sa mission et son identité,  s’engage alors, une lutte contre l’oubli…

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Second film de Joseph Kosinski qui fût le réalisateur du  remarquable Tron : l’Héritage (2010), Oblivion constitue sa propre adaptation d’un comics réalisé treize ans auparavant par ses propres soins. Graphiste de formation, Kosinski met  tout son talent  en oeuvre pour nous délivrer un film aux décors et aux effets spéciaux éblouissants, dont l’esthétisme rivalise avec le Avatar de James Cameron.

On appréciera tout d’abord notre chère planète Terre remodelée par les ogives nucléaires et la nature, alternant étendues désertiques hostiles à la Mad Max et havres de paix naturels. La base de Jack perchée dans les nuages semble tout droit sortir de l’imagination de Steeve Jobs et cette dernière fera jalouser tous les amateurs de design et autres promoteurs immobiliers.

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Pourtant en dépit d’une qualité d’image qui  pour un film de science fiction  est au rendez-vous, Oblivion est un film d’une platitude prononcée. Souffrant d’un scénario pour le moins classique qui reprend les grands thèmes et clichés sans cesse utilisés par la science fiction de ces dernières années, le film peine à faire rebondir l’intrigue et finit par lasser le spectateur ( je tiens ainsi à saluer le monsieur au cinquième rang en partant du fond qui a dormi, ronflé, puis s’est en allé avant la fin, car il est un témoin vivant de ce que nous avons vécu dans la salle). A cela, nous ajoutons la  performance d’acteur  de Tom Cruise qui ne porte pas le film à son avantage et  le maintient même  dans la mollesse. La participation de Morgan Freeman  se révèle très anecdotique. En revanche  il faut souligner le bel effort de jeu d’Andrea Riseborough qui parvient à traduire la sensualité, la passion sentimentale et leurs rapports complexes avec le sens du devoir. Olga Kurylenko qui campe le rôle de cette fille dont rêve Jack ne s’impose que très modérement par son jeu effacé.

Vous l’aurez compris, Oblivion est la fausse surprise de ce début de printemps et rejoint ainsi  le panthéon de ces film de plus en plus nombreux qui s’appuient trop sur la technologie de l’image et non sur un bon scénario. On souhaite une meilleure réussite pour le futur professionnel de Cruise,  qui continue dans le genre avec le tournage prochain de Yakikaze, un Top Gun sauce OVNI. Je conseille donc de profiter du beau temps et d’attendre encore quelques jours car les sorties, dans les salles noires seront plus intéressantes et  prometteuses.

La dimension VHS#2: C’est l’histoire d’un Belge, d’un flingue et d’une caméra…

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Qui a dit que l’utilisation de la caméra amateur était le monopole du cinéma d’épouvante? Certes nous pouvons aujourd’hui l’affirmer naïvement tant nos salles noires regorgent de films du genre employant ce moyen peu coûteux et facile à exploiter, garantissant un effroi réussi ou non…  Voici un contre exemple loin des malédictions et autres monstres belliqueux.

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C’est arrivé près de chez vous, film belge de 1992 fait vivre au travers d’un documentaire réalisé par deux jeunes journalistes, Rémy et André, le sinistre parcours d’un tueur professionnel, poète et philosophe, Ben, interprété par Benoit Poelevoorde. Plongés dans un univers mêlant  précarité sociale et humour noir, nos deux amis journalistes s’enfonceront lentement vers les enfers, sans aucun espoir de retour.

Reprenant l’esprit de la célèbre émission d’enquête Strip-Tease, ce film s’approprie  les codes du journalisme et du concept de  la caméra subjective afin d’emmener le spectateur au plus près des tensions du film. Benoit Poelevoorde, signant ici son premier rôle, est tout simplement éblouissant, menant avec génie un personnage qui au premier abord, semble des plus horribles, mais qui aura l’aisance de conquérir l’empathie du spectateur par son côté sensible et décalé. Ajoutons aux forces multiples de ce film, un humour des plus noirs qui enchantera les amateurs du genre et qui se retrouve dans des situations extrêments glauques à l’exemple du meurtre d’un enfant, d’une discussion autour du poids des cadavres, ou encore de l’invention du cocktail « Petit Grégory » (qui d’ailleurs est plutôt bon) et du jeu qui en découle.

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Cependant malgré un petit budget, et une équipe restreinte (on notera la participation des parents de Benoit Poelevoorde dans le rôle des parents de Ben), ce film aux scènes  crues et aux dialogues cultes, nous interroge sur la notion du voyeurisme, de la violence, mais aussi sur la précarité d’un monde que côtoie et dénonce Ben. La caméra devient alors un témoin à part, rendant le spectateur mal à l’aise face à ces sujets qui lui semblent parfois bien loins derrière son écran.

C’est arrivé près de chez vous constitue une oeuvre phare du cinéma de nos amis belges, bousculant les tabous,et jouant sur la provocation. Récompensé à Cannes par le prix de la jeunesse, ce film jusque là destiné à une école de cinéma est tout simplement ovationné aujourd’hui. On restera littéralement scotché face à ce spectacle  original et en même temps confinant à l’ horreur. Quand le meurtre rencontre l’humour, Zola et le Projet Blair Witch,  on obtient un sacré mélange digne des grands! En soutien à nos amis belges qui malheureusement se divisent et ne mangent plus de moules, voyez ce film culte au plus vite!

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Propos complémentaires: Toujours dans la même veine, je vous suggère Festen de Thomas Vinterberg qui relate une discorde familiale des plus violentes grâce à ce même procédé qu’est la caméra amateur. Pour les fervents de gore et d’aventure : Cannibal Holocaust de Deodato nous emporte dans la jungle amazonienne, dans le monde des tribus indiennes mangeuses d’hommes  avec une intensité et un réalisme des plus poussés, au point de déchaîner la critique et la censure tant elles paraissaient vraies.

Miles Kane en session Live chez BBC Radio 1

Cette session live/interview pendant laquelle Miles Kane parle notamment de son prochain album est disponible à l’écoute pendant 4 semaines à partir d’aujourd’hui. (le 27/02/13)

Profitez-en !

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Morceaux joués :

- Give Up (du dernier single)

- Don’t Forget Who You Are (nouveau morceau, pas mal)

- Doom & Gloom (Une reprise du récent titre des Rolling Stones, très rafraîchissante : Une sacré relève rock ce Miles Kane !)

Le nouvel album n’a pas encore de nom mais sortira vers fin mai !

La dimension VHS #1 : Les petites bêtes mangent les grosses

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Avant propos: Il vous arrive d’être désespéré devant les films à l’affiche de votre cinéma ? Vous êtes lassés des Die Hard 5 et autre Twilight partie trois de l’épisode 6 du cycle deux ? Vous êtes en pleurs en imaginant le prochain  Star Wars made in Disney? Bref votre appétit pour la pellicule est impossible à rassasier. Pas de panique cette nouvelle chronique est faite pour vous ! Plongeant dans un monde où le Blu-Ray n’existe pas et où le mot « suite » est difficile à conceptualiser La dimension VHS en apportant un regard critique des films allant des années 20 à nos jours, suscite votre intérêt et enrichit votre culture cinématographique. Installez vous confortablement, détendez vous, le voyage ne fait que commencer !

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Mais que se passe-t-il dans les environs d’Alamagordo au Nouveau Mexique ? Disparitions inexpliquées, maisons sauvagement éventrées, sucre volé, la police ne sait où donner de la tête pour résoudre cette affaire aussi complexe que farfelue. C’est avec l’aide du FBI en la personne de Robert Graham (James Arness) , du Docteur  Medford (Edmund Gwenn) et de sa fille Patricia ( Joan Weldon) que le sergent Ben Peterson interprété par James Whitmore remontera les différentes pistes pour parvenir à l’horreur et l’incroyable : des fourmis géantes mutées par les essais nucléaires dans la région, menaçent la survie même de l’humanité.

Them!  de Gordon Douglas est un film pionner dans le genre des attaques de monstres géants que nous connaissons encore aujourd’hui avec Cloverfield de JJ Abrams, Pacific Rim de Guillermo del Toro, Arac Attack … Fort d’une mise en scène pour le moins fluide alternant enquêtes et attaques,  le film bénéficie pour l’époque d’une qualité technique exceptionnelle, donnant vie sans trop de ridicule à nos fourmis en carton pâte (notons justement l’Oscar des meilleurs effets visuels en 1955). Gordon Douglas joue également avec la musique et les sons, faisant ainsi travailler l’imaginaire et la peur du spectateur avant même l’apparition à l’écran des créatures. À cela s’ajoute la performance des acteurs qui s’inscrit parfaitement dans les codes des années 50, avec vastes questionnements sur la sécurité nationale, la place des femmes et l’omniprésence bureaucratique incapable de faire face correctement à l’urgence. Nous pouvons  également y voir la timide naissance de la grande thématique de l’affrontement idéologique militaire scientifique, que nous retrouvons dans le genre SF.

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Mais avant d’être un film d’horreur destiné aux jeunes générations en quête d’adrénaline dans les cinémas en plein air, Them! est avant toute chose un long métrage à la dimension politique . Dans une époque où la menace nucléaire est constante , où MacCarthy traque sans relâche les « prétendus » communistes américains dans tout le pays, et où l’Amérique toute entière vit dans la peur de l’envahisseur soviétique, nos fourmis géantes posent les bases d’une idéologie de conflit. Mettant en garde dans les ultimes répliques du film sur la menace nucléaire à la manière  du premier Godzilla sorti la même année au Japon ou du Klaatu du Jour où la Terre s’arrêta de 1951. Them! tente ainsi de rassurer une opinion désemparée par la montée en puissance du communisme à l’échelle mondiale, prônant la victoire des Etats-Unis quelle que soi la menace.

Ainsi, Them! est un film pour le moins intéressant à regarder, tant son impact fut grand pour les générations futures de cinéastes qui reprirent l’idée dans de nouvelles réinterprétations du genre, qu’elles soient bonnes ou tout simplement catastrophiques. D’autant plus qu’il est prouvé ici qu’il ne faut pas attendre 2013 et posséder des ordinateurs surpuissants pour réaliser de tels films. Oeuvre culte des années 50, Them! et ses fourmis est un film à ne pas louper sous peine qu’elles vous fassent regretter la fois où gamins vous vous amusiez à inonder avec le tuyau d’arrosage du jardin leur pauvre fourmilière sans défense.

« Rice Krispies » – The Rolling Stones

brian-jones-mick-jagger-bill-wyman-charlie-watts-e-keith-richards-londres-e28093-1964-michael-ward-getty-images-rollingstones 1964 rice krispies(cliquez pour agrandir)

Voici une véritable perle que j’ai découverte il y’a quelques années.

C’est l’un des rares thèmes qu’a composé Brian Jones… Une pub pour des corn-flakes interprétée par les Rolling Stones en 1964 !

Ce jingle de 30 secondes donne littéralement la fièvre. C’est sur qu’il n’y a pas autant de swing dans une pub Chocapic…

Le Bon, la Brute et L’Affranchi

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Mais jusqu’où ira l’ami Quentin dans ses réinterprétations des grands genres du cinéma ? Après le Thriller et la blaxpoitation à la sauce seventies au travers de Reservoir Dogs , Jackie Brown et le culte Pulp Fiction, après le savant mélange du film de samouraïs au western ( Kill Bill 1 et 2 ) et une relecture pour le moins surprenante de la Seconde Guerre Mondiale avec Inglorious Basterds, Tarantino se lance avec Django Unchained dans l’univers riche et déjanté des Westerns Italiens ou plus communément appelés spaghettis.                          

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C’est dans le désert texan, balayé par les vents chauds et résonnant du fracas des claquements de fouets, que l’histoire de notre héros éponyme s’ouvre dans un générique des plus fidèles du genre. Django interprété par Jamie Foxx, est un jeune noir victime du terrible système de l’esclavage qui sévit au court du 19ème siècle. Son destin qui aurait pu s’arrêter ainsi dans une plantation de coton sudiste, bascule la nuit où le convoi l’amenant à Greenville pour y être vendu, tombe sur l’incroyable dentiste allemand : le Docteur King Schultz interprété brillamment et de manière décalée par Christopher Waltz, nouvelle muse du cinéaste, depuis Inglorious Basterds. Libéré ainsi de ses chaînes par ce dentiste qui n’est autre qu’un chasseur de primes , Django travaillera avec lui afin de s’intégrer dans ce nouveau monde libre, même si quelqu’un semble le hanter jour et nuit : En effet, séparé de sa femme par les dures lois de l’esclavage suite à une tentative de fuite, il se met alors en quête de la retrouver, secondé par Schultz. Tous deux devront lutter contre un sud violent, où l’humidité des marais se conjugue de manière oppressante avec une domination totale des blancs sur les noirs. On retrouve cette oppression dans les personnages de Calvin Candy riche propriétaire terrien, sadique passionné de phrénologie, et de son majordome noir refoulé Stephen interprétés par Leonardo Di Caprio, et Samuel L Jackson.

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Une fois de plus, Quentin est au rendez vous d’un style qui fait sa renommée . Conversations de type cafés du commerce , fusillade à l’hémoglobine abondante, décalage du genre. Le cinéaste reprend et se réapproprie les codes des plus grands westerns comme le Bon, la Brute et le Truand de Sergio Leone , l’Homme des hautes plaines de Clint Eastwood , ou encore le Django de Corbucci créant ainsi une vision plus hollywoodienne du Western italien. La prestation des acteurs se révèle grandiose, Christopher Waltz oscarisé pour son rôle dans Inglorious Basterds réitère une performance exeptionnelle qui marque les esprits au sortir de la salle. Di Caprio colle parfaitement au personnage, en dépit d’un jeu occulté par Waltz et d’un rôle de méchant moindre par rapport à ceux des anciens films. Jamie Foxx notre « héros » dont l’interprétation est pour le moins sympathique répond parfaitement au style de Tarantino et s’inscrit dans la lignée des John Travolta et autre Brad Pitt avec dialogues et gimmicks cultes à l’honneur ( « I like the way you die boy »).

Concernant le film en lui même, Tarantino nous surprend une fois de plus par sa qualité d’image et apporte un certain esthétisme à des situations pour le moins horribles. On y appréciera les scènes de flash-backs tournées façon vieux film , et l’on sourira lors des « crash zooms » qui soulignent que le personnage en question est vilain. Pourtant certains aspects du style Tarantino collent à la peau du réalisateur: Tarantino ne se renouvelle pas.

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Malgré une bande son de grande qualité, avec la participation d’ Ennio Morricone et certaines excentricités musicales qui s’adaptent étonnamment à certaines scènes , Tarantino a tendance, dans Django Unchained à surjouer avec la musique, la mettant à toutes les sauces, alors que seule la force des personnages et des situations auraient suffi parfois.
A cela s’ajoute un scénario dont le deuxième acte et le début du troisième subissent des longueurs, ralentissant le dynamisme du film. Mais Django Unchained demeure avant toute chose un film à la dimension historique importante. Nous voilà en 2h40 plongés dans le terrible siècle de l’esclavagisme américain, de ses dérives cruelles et honteuses rendant le spectateur d’aujourd’hui mal à l’aise face à l’écran.

Ainsi, Quentin Tarantino, à presque cinquante ans, a su créer l’attente et le plaisir autour de son nouveau film, tel le come back d’une vieille star du rock , confirmant ainsi sa réputation d’enfant terrible du cinéma américain. Django Unchained s’inscrit à la longue listes des westerns cultes et prouve que le genre, même si il se fait rare n’est pas enterré. Amateur de punchlines, d’histoire, de chapeaux de cow-boys, d’action ou tout simplement de cinéma, sortez les colts et attelez vos chevaux, ce film est fait pour vous !